L'AMOUR TELLE UNE CATHEDRALE ENSEVELIE (LE FILS)

Auteur et metteur en scène : Guy Régis Jr

Avec : Nathalie Vairac - La mère du fils intrépide

Frédéric Fachena - Le retraité mari

Dérilon Fils - Le fils intrépide, un du choeur, ténor

Déborah-Ménélia Attal - Une du choeur, soprano

Aurore Ugolin - Une du choeur, mezzo soprano

Jean-Luc Faraux - Un du choeur, basse-baryton

Compositeur et guitariste : Amos COULANGES

Assistante à la mise en scène : Hélène Lacroix

Scénographe et costumière : Velica Panduru

Création vidéo : Fatoumata Bathily

Créatrice lumière et régie lumière : Marine Levey

Production NOUS Théâtre

Coproduction Compagnie La Lune Nouvelle ; Les Francophonies, des écritures à la scène ; Nanterre-Amandiers; Académie de France à Rome, Association 4 Chemins

Avec le soutien financier de l’Institut français à Paris, du Fonds SACD Musique de Scène

Et le soutien du Collectif 12, du Théâtre 14, de la Tempête, de la Chartreuse - Centre national des écritures du spectacle

Production en cours

Création prévue en septembre 2022 - Les Zébrures d'Automne

« J'ai écrit cette pièce en pensant profondément à ces voyages qui disloquent les liens familiaux.

Car il s'agit bien, lors de ces inénarrables départs, de familles disloquées. » Guy Régis Jr

Le Fils exauce le voeu de sa mère. Il arrive par le réseau internet à lui trouver un mari : un bon retraité canadien pour finir sa vie au repos. Le Fils, à son tour, voudrait les rejoindre.

Ce texte s’incrit dans LA TRILOGIE DES DEPEUPLES * (LE PERE - LE FILS - LA MERE) dans lequel je tente une radiographie de ces familles haïtiennes qui ne jurent que par leur départ du pays pour des destinations multiples : Etats-Unis, Canada, Guadeloupe, Guyane, Chili, etc.

LE PERE : Une famille se réunit pour la veillée de celui qu’on appelait Le père, parti aux Etats-Unis voilà des années. Les proches parents démêlent les ficelles de leur réalité, créant des situations parfois drôles, parfois grinçantes, devant ce corps qui leur revient inerte des Etats-Unis.

L'AMOUR TELLE UNE CATHEDRALE ENSEVELIE (LE FILS) : Le Fils exauce le voeu de sa mère. Il arrive par le réseau internet à lui trouver un mari : un bon retraité canadien pour finir sa vie au repos. Le Fils, à son tour, voudrait les rejoindre.

ET SI A LA MORT DE NOTRE MERE (LA MERE) : Des années plus tard, La Mère décide de rentrer au pays. Elle revient, mourante. A son chevet, le fils mal aimé, l’aîné, le grand-frère, de ses enfants l’unique à présent, sur qui tout repose. Celui qui toujours se refusa à son aura, à ses soins, à sa sollicitude, qu’elle n’estime pas. Même malade elle n’interrompt pas son inimitié envers lui. Pourtant, ce dernier, obéissant à une indescriptible loi familiale, ne rechigne pas à être auprès d’elle, à s’y vouer corps et âme.

J’ai tellement vu de ces gens, pères et mères désespérés, fils et filles désoeuvrés, ces derniers allant jusqu’à cesser toutes leurs activités, laissant même les bancs de l’école, pour apprendre l’anglais, s’acharner à être plus prêts, plus proches de leur seul rêve escompté, de cette réalité future. Primant une cessation de vie pour celle neuve à laquelle ils se préparent. Tout au long de ma vie, et aujourd’hui encore, j’en ai vu passer une vraie flopée. Et c’est cela que je voudrais arriver à mettre en écrit. Des gens qui arrêtent leur vie. Dans l’espoir de revivre, ailleurs.

 

Moi aussi je viens d’une de ces familles-là.

Guy Régis Jr.

* Dépeuplé : qui a perdu ses habitants. Ville dépeuplée. Pays dépeuplé.

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Cette création se tisse et se pense entre différents territoires, Haïti, le Sénégal, la France, la Roumanie. Cette histoire des multiples départs n’est pas seulement celle des haïtiens. Nathalie Vairac, qui joue La Mère du fils Intrépide, et pour qui ce texte a été écrit, vit au Sénégal depuis de nombreuses années. Le Sénégal se trouve être des pays qui se vident de ses fils par les mêmes voies de la migration. Ainsi tisser entre tous les territoires de l'équipe de création autour de cette question qui nous lie tous. 

CALENDRIER

> 20 mars 2021 : Lecture du texte dirigée par Catherine Boskowitz, Zébrures du Printemps

REPETITIONS

> août 2021 : 1 semaine de répétition au Théâtre 14

> mai à septembre 2022 : période de création, répétitions en France et au Sénégal

CREATION / DIFFUSION

> 30 septembre et 1er octobre 2022 : Théâtre de l'Union, Zébrures d'Automne, Limoges

> 11 novembre au 11 décembre 2022 : La Tempête, Paris

REVUE DE PRESSE

 

"La pièce (...) s’achève par un magnifique monologue de la mère dit par la non moins magnifique actrice Nathalie Vairac pour laquelle Guy Régis Jr a écrit cette pièce et à qui il l’a dédiée." Jean-Pierre Thibaudat, mars 21, Balagan blog 

"Opposant le quotidien d’un couple qui se déchire à l’urgence impérative de quitter un pays à la violence endémique, L’amour telle une cathédrale ensevelie est un long, âpre et très beau poème." Olivier Frégaville-Gratian d’Amore, mars 21, L'oeil d'Olivier

"L’appel du large apporte un souffle poétique à la pièce qui s’achève sur un magnifique monologue de la mère: Nathalie Vairac, une actrice guadeloupéenne à qui le texte est dédié. Amos Coulanges, Fred Fachéna, Wilda Philippe et Léo Jean Baptiste servent cette performance et cela laisse augurer d’un très beau spectacle dont la partie en mer sera chantée et filmée." Mireille Davidovici, mars 21, Théâtre du Blog

"L’Amour telle une cathédrale ensevelie se situe dans un pays du Nord où la « Mère du fils intrépide » est partie vivre avec un étranger retraité avec qui elle ne cesse de se quereller pour un oui ou pour un non. Pour un fils disparu en mer, dont la voix est portée par un « Chœur de Boat People » qui chante en créole haïtien : « Sou lanmè nou vini. Sou lanmè nou prale.(...)" Anaïs Heluin, mars 21, sceneweb

Crédit photos : Christophe Péan

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