L'AMOUR TELLE UNE CATHEDRALE ENSEVELIE (LE FILS)

Auteur et mise en scène : Guy Régis Jr

Interprétation : Nathalie Vairac - La mère du fils intrépide

Frédéric Fachena - Le retraité mari

Léo Jean-Baptiste - Le fils intrépide, un du choeur

Boat people - à préciser

Un choeur 

Assistanat à la mise en scène : Hélène Lacroix

Scénographie et costumes : Velica Panduru

Assistanat à la scénographie : Nathania Périclès

Composition et guitare : Amos Coulange

Création vidéo : Cyril Sébas

Production NOUS Théâtre

Coproduction Compagnie La Lune Nouvelle ; Les Francophonies, des écritures à la scène ; Nanterre Amandiers; Association 4 Chemins ; Tropiques Atrium Scène Nationale ; production en cours

Création prévue en septembre 2022 - Les Zébrures d'Automne

« J'ai écrit cette pièce en pensant profondément à la mer, à ces traversées meurtrières.

A ces voyages qui disloquent les liens familiaux, tuent l'espoir. » Guy Régis Jr

La Mère ronge ses entrailles, prie tous les dieux de la terre, pétrifiée par l’absence de nouvelles du fils intrépide embarqué sur un bateau de fortune pour traverser les eaux américaines jusqu’à atteindre Montréal Nord. Elle l’attend mordicus dans son salon canadien, avec son homme canadien. Celui avec qui le fils lui avait arrangé son mariage pour partir, quitter son pays.

LE FILS s’incrit dans un triptyque (LE PERE - LE FILS - LA MERE) dans lequel je tente une radiographie de ces familles haïtiennes qui ne jurent que par leur départ du pays pour des destinations multiples : Etats-Unis, Canada, Guadeloupe, Guyane, Chili, etc.

LE PERE : Une famille se réunit pour la veillée de celui qu’on appelait Le père, parti aux Etats-Unis voilà des années. Les proches parents démêlent les ficelles de leur réalité, créant des situations parfois drôles, parfois grinçantes, devant ce corps qui leur revient inerte des Etats-Unis.

LE FILS : Le plus jeune des fils exauce le voeu de sa mère. Il arrive par le réseau internet à lui trouver un mari canadien. Quand elle apprend la mort violente de ce fils qui cherchait à la rejoindre, le quotidien du couple vole en éclat.

LA MERE : Des années plus tard, La Mère décide de rentrer au pays. Elle revient, mourante. A son chevet, le fils mal aimé, l’aîné, le grand-frère, de ses enfants l’unique à présent, sur qui tout repose. Celui qui toujours se refusa à son aura, à ses soins, à sa sollicitude, qu’elle n’estime pas. Même malade elle n’interrompt pas son inimitié envers lui. Pourtant, ce dernier, obéissant à une indescriptible loi familiale, ne rechigne pas à être auprès d’elle, à s’y vouer corps et âme.

J’ai tellement vu de ces gens, pères et mères désespérés, fils et filles désoeuvrés, ces derniers allant jusqu’à cesser toutes leurs activités, laissant même les bancs de l’école, pour apprendre l’anglais, s’acharner à être plus prêts, plus proches de leur seul rêve escompté, de cette réalité future. Primant une cessation de vie pour celle neuve à laquelle ils se préparent. Tout au long de ma vie, et aujourd’hui encore, j’en ai vu passer une vraie flopée. Et c’est cela que je voudrais arriver à mettre en écrit. Des gens qui arrêtent leur vie. Dans l’espoir de revivre, ailleurs.

 

Moi aussi je viens d’une de ces familles-là.

Guy Régis Jr.

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Cette création se tisse et se pense entre différents territoires, Haïti, le Sénégal, la France, le Canada. Cette histoire des multiples départs n’est pas seulement celle des haïtiens. Nathalie Vairac, qui joue La Mère du fils Intrépide, et pour qui ce texte a été écrit, vit au Sénégal depuis de nombreuses années maintenant. Le Sénégal se trouve être des pays qui se vident de ses fils par les mêmes voies de la migration. Ainsi tisser entre tous les territoires de l'équipe de création autour de cette question qui nous lie tous. 

CALENDRIER

> 20 mars 2021 : Lecture du texte dirigée par Catherine Boskowitz, Zébrures du Printemps

> 2022 : période de création en Haïti, en France et au Sénégal

> Septembre 2022 : premières représentations de la pièce à Limoges, Zébrures d'Automne

> Et d'autres dates à venir

REVUE DE PRESSE

 

"La pièce (...) s’achève par un magnifique monologue de la mère dit par la non moins magnifique actrice Nathalie Vairac pour laquelle Guy Régis Jr a écrit cette pièce et à qui il l’a dédiée." Jean-Pierre Thibaudat, mars 21, Balagan blog 

"Opposant le quotidien d’un couple qui se déchire à l’urgence impérative de quitter un pays à la violence endémique, L’amour telle une cathédrale ensevelie est un long, âpre et très beau poème." Olivier Frégaville-Gratian d’Amore, mars 21, L'oeil d'Olivier

"L’appel du large apporte un souffle poétique à la pièce qui s’achève sur un magnifique monologue de la mère: Nathalie Vairac, une actrice guadeloupéenne à qui le texte est dédié. Amos Coulanges, Fred Fachéna, Wilda Philippe et Léo Jean Baptiste servent cette performance et cela laisse augurer d’un très beau spectacle dont la partie en mer sera chantée et filmée." Mireille Davidovici, mars 21, Théâtre du Blog

"L’Amour telle une cathédrale ensevelie se situe dans un pays du Nord où la « Mère du fils intrépide » est partie vivre avec un étranger retraité avec qui elle ne cesse de se quereller pour un oui ou pour un non. Pour un fils disparu en mer, dont la voix est portée par un « Chœur de Boat People » qui chante en créole haïtien : « Sou lanmè nou vini. Sou lanmè nou prale.(...)" Anaïs Heluin, mars 21, sceneweb

Crédit photos : Christophe Péan

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