DEZAFI

A partir du texte DEZAFI et de sa traduction LES AFFRES D’UN DEFI de et traduit par Franketienne

 

Adapté et mis en scène par Guy RégisJr

 

Interprètes 

Saintil & Gédéon : Julaine Noléus

Zofer & le bourreau : Edouard Baptise

Clodonis & l’étudiant : Billy Midi

Rita : Genèse Tombeau

Sultana : Nathania Périclès

Le choeur : Ruth Jean Charles, Genèse Tombeau

Les zombis : tous les comédiens

 

Technique  Jean Ronald Pierre

Scénographie Jean Christophe Lanquetin

 

Production déléguée : NOUS Théâtre 

Coproduction : Le Tarmac – La scène Francophone Internationale, NOUS Théâtre 

 

DEZAFI (1975) est paru aux éditions de Vents d’ailleurs en 2002

LES AFFRES D’UN DEFI (1979) est paru aux éditions Jean-Michel Place en 2000 et aux éditions Vents d’ailleurs en 2010 puis 2015

Crédit photo Violette Graveline

Premier roman écrit en créole, DEZAFI - traduit en français par l’auteur sous le titre LES AFFRES D'UN DEFI - est une des œuvres les plus célèbres de la Caraïbe, qui décrit avec une précision presque troublante la fin du règne d’un tyran, cruel, au point d’assujettir toute une contrée en faisant subir à ses habitants le rite de la zombification. Ils deviennent alors tous des débris humains, des esclaves voués à sa cause, des zombis. Dans ces conditions sous humaines, seule l’absorption du sel peut permettre aux zombis de recouvrer leur âme, de se remettre à vivre. 

Sultana, la fille du tyran se laisse entraîner par le charme d’un jeune zombi Clodonis qui reste insensible au désir de la jeune femme. Obnubilée par sa passion, elle succombe et lui fait avaler le sel défendu. Clodonis est remis à la vie et entreprend de réveiller les autres zombis pour permettre une grande révolte, un grand DEZAFI. 

Dans une écriture finement découpée où il évite avec maestria la narration linéaire, Franketienne nous fabrique un roman-puzzle fabuleux dans lequel chaque mot (à le lire, à l’entendre, à le humer) raconte sa propre histoire, inspire son propre état d’âme, jouit de sa réelle autonomie. Et c’est pour nous raconter mais en nous le faisant vivre, par nos sens, dans l’esprit de chaque mot, dans les moindres souffles, le comble de la tyrannie. 

L’adaptation au théâtre d’une telle œuvre nous forcera à considérer l’écriture dramaturgique comme un assemblage indépendant du corps, du décor, de la lumière, du costume et surtout nous permettra de découvrir l’univers surprenant de ce génie de la littérature haïtienne pour qui chaque mot dans son unité est « une particule d’énergie sensuelle ». S’il est un lieu où ces particules d’énergie sensuelle doivent bien vibrer, un endroit où rendre à DEZAFI un hommage mérité, c’est bien la scène de théâtre (théâtre de thein : regarder).

Crédit photo Violette Graveline

CALENDRIER

> 4 et 5 mai - Festival Cap Excellence, Guadeloupe

> octobre/novembre  2015 - Teyat Timoun, Haïti

> novembre 2015 - Festival 4 Chemins, Le Centre d'Art, Port-au-Prince

> du 21 au 24 janvier 2015  - Tarmac - La scène internationale francophone, Paris

>> "Avec Dezafi, ce jeu physique des acteurs, appuyé par un texte très épuré, bouscule le spectateur, l’empoigne pour mieux l’embarquer dans cette cohorte de zombies. Point d’échappatoire.", Marianne, 19 janvier 2015

>> "La pièce commence par nous plonger dans un noir total avec des voix enchevêtrées d’un souffle coupé comme si la mort ne pouvait qu’en sortir. Une litanie obsédante et presque envoûtante produite par le rythme de la parole et des scansions emplit l’espace",

Africultures, 25 janvier 2015

>> "Cette pièce est une expérience forte d’autant plus qu’elle trouve une pertinence indéniable dans le contexte actuel et montre la riche vitalité du monde culturel haïtien", La Plume francophone, 22 janvier 2015

Crédit photo Association 4 Chemins

© Hélène Lacroix / Guy Régis Jr
 

  • Facebook