L'ACTE INCONNU

Texte Valère Novarina
Mise en scène Valère Novarina, Céline Schaeffer
Coordination artistique Guy Régis Jr
Interprètes Édouard Baptiste, Bedfod Valès, Jenny Cadet, Jean-Marc Mondésir, Ruth Jean-Charles, Anyès Noël, et le musicien Finder Dorisca

Régie Générale Richard Pierre


Production NOUS Théâtre / L'Union des Contraires

Coproduction Festival Les Francophonies en Limousin, Théâtre de l’Union – Centre Dramatique National du Limousin, NOUS Théâtre, L’Union des contraires

Avec le soutien de l’Institut Français de Paris, de la SACD, de la SPEDIDAM, de l’Institut Français en Haïti, de l’Ecole Nationale des Arts d’Haïti, du centre PEN de Port-au- Prince. La compagnie L’Union des contraires est soutenue par le Ministère de la culture et de la communication.


Spectacle créé le 24 septembre 2015 au Théâtre de l’Union - Festival des francophonies en Limousin

L’Acte Inconnu est publié aux Editions P.O.L (juillet 2007).

« Dans la petite salle du théâtre Fokal, nous lisons et relisons sans relâche tous les matins L’Acte inconnu, qui doit se donner dans quinze jours à Port-au-Prince... Je n’ai jamais eu, comme ici, un sextuor d’acteurs si spontanément accordés à ce que j’écris – justes dès la première lecture... En France, nous avons balbutié plus longtemps – ici on sait d’instinct que parler est un geste, que la pensée va d’un trait, que l’esprit est un souffle. »

 

Valère Novarina

J'ETAIS DANS MA MAISON ET J'ATTENDAIS QUE LA PLUIE VIENNE

De Jean-Luc Lagarce

Mise en scène et scénographie François Berreur

Création en novembre 2018 au Festival 4 Chemins - Haïti

Pascale Julio, L’AINEE 

Anyes Noël, LA SECONDE

Jenny Cadet, LA PLUS JEUNE

Florence Jean-Louis Dupuy, LA MERE

Paula Clermont Pean, LA PLUS VIEILLE

Lumière : Bernard Guyollot

Production Comédie de Caen, Festival 4 chemins, Cie Les Intempestifs, Cie NOUS Théâtre

Un spectacle soutenu par L’Institut français, le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Bourgogne – Franche-Comté), la Région Bourgogne – Franche-Comté, la Ville de Besançon

1/6

« J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne est une des pièces les plus emblématiques de l’œuvre de Jean-Luc Lagarce, traduite en plus de trente langues et des plus jouées dans le monde. Si cette pièce est tant traduite, c’est qu’elle a une dimension universelle mais aussi qu’elle parle, toujours, de la situation particulière du pays où elle est présentée.


En créant ce spectacle en Haïti, il y a bien sûr une dimension locale qui ne saurait être niée, qu’est- ce que l’attente des femmes en Haïti, quel rapport ont-elles avec les hommes qui partent, de quelle nature est l’abandon et sa nécessité… mais ce serait réducteur de ne vouloir lire la pièce que par ce prisme. »

 

François Berreur

Cinq femmes et un jeune homme, revenu de tout, revenu de ses guerres et de ses batailles, enfin rentré à la maison, posé là, dans la maison, maintenant, épuisé par la route et la vie, endormi paisiblement ou mourant, rien d’autre, revenu à son point de départ pour y mourir. Elles l’attendaient, longtemps déjà, des années, toujours la même histoire, et jamais elles ne pensaient le revoir vivant, elles se désespéraient de ne jamais avoir de nouvelles de lui, aucune lettre, cartes postales pas plus, jamais, aucun signe qui puisse rassurer ou définitivement faire renoncer à l’attente. Aujourd’hui, est-ce qu’enfin, elles vont obtenir quelques paroles, la vie qu’elles rêvèrent, avoir la vérité ? On lutte une fois encore, la derniàre, à se partager les dépouilles de l’amour, on s’arrache la tendresse exclusive. On voudrait bien savoir.

Jean-Luc Lagarce

© Hélène Lacroix / Guy Régis Jr
 

  • Facebook